Les différentes technicités


Technicité musculo-squelettique = structurelle

Le corps est composé de plusieurs os maintenus entre eux par des systèmes capsulo-ligamentaires pour former des articulations, ainsi que des muscles qui permettent la mobilité de celles-ci. Il s’agit de la structure du corps, qui permet de se tenir debout, et de se mouvoir.

L’ostéopathe travaillera alors ces structures via des techniques musculaires ou articulaires.

Différents facteurs peuvent être à l’origine de perturbation de ce système ; ils sont détaillés dans ce schéma.

Technicité fasciale

Les fasciae sont des tissus transparents composés principalement d’eau, de collagène et d’élastine. Ils entourent nos os, nos muscles, nos organes, notre système vasculaire. De part leurs compositions, ils constituent un tissu de soutien mais aussi, de glissement entre la plupart des structures de notre corps.

Afin de les visualiser, le Dr Jean Claude Guimberteau a réalisé une excellente vidéo :

Technicité viscérale

Les viscères sont les organes contenus dans l’une des trois cavités du tronc : pharynx, larynx, oesophage, coeur, poumons, ainsi que estomac et les intestins, foie, pancréas et organes génito-urinaires.
De part leurs attaches (dont le diaphragme), leurs innervations ainsi qu’un mécanisme de mouvement involontaire décrit en ostéopathie, les viscères sont physiologiquement en mouvement.

Plusieurs facteurs peuvent néanmoins être à l’origine de perturbation. Le rôle de l’ostéopathe est donc, via différents tests, d’identifier l’existence ou non de manque de mobilité.

S’il y a restriction de mobilité, des douleurs peuvent s’ensuivre ainsi qu’un trouble postural ; lui même à l’origine de potentielles douleurs.

Technicité crânio-sacré

Après différents tests, William Garner Sutherland compris à la fin du XIXeme siècle qu’il existe aussi une mobilité au niveau des os du crâne.

Notre crâne est composé de différents os. Par le biais de sutures présentes toute la vie, une mobilité est présente entre eux. Ils permettent une adaptation du contenu (cerveau) au contenant (crâne). C’est sur ce principe que se base l’ostéopathie crânienne.

La dure-mère (une des trois couches de méninge), englobe le cerveau et se prolonge au sein de la colonne vertébrale pour descendre jusqu’au sacrum (os des fesses) puis au coccyx (l’os à l’extrémité de la colonne vertébrale).

De part ce tissu, les os du crâne et le sacrum fonctionnent ensemble. Le mouvement entre les deux doit être synchrone pour être considéré comme physiologique.
Grâce à des années de pratique, l’ostéopathe est capable de ressentir leurs mobilités.

La mobilité de ces structures, qu’on appelle « axe cranio-sacré » peut-être perturbé.
Des manques de mobilité des os du crâne peuvent avoir des causes locales (ex : choc sur la tête, rhinite/otite à répétition, extraction dentaire etc); il en est de même pour le sacrum (chute sur les fesses, troubles viscéraux etc).

Aussi, une transmission par vecteurs dysfonctionnels peut être présente entre ces deux structures, c’est-à-dire qu’un manque de mobilité de l’une crée une adaptation et de potentiel symptômes/douleurs au niveau de l’autre. Ex : une chute sur les fesses entraîne des manques de mobilité du bassin, mais aussi au niveau de la tête; et inversement.

Sont détaillées dans le schéma ci-contre, les conséquences qui vous amène à consulter.